विधियज्ञ - vidhiyajña

Louis Renou, Vocabulaire du rituel védique


vidhiyajña, sm. sacrificio eseguito secondo la regola, atto cerimoniale di adorazione

in allestimento - Vocali e dittonghi complete: a, ā, i, ī, u, ū, ṛ, e, ai, o, au. Terminate le consonanti ka, kha, ga, gha, ca, cha, ja, ta, da. Si inizia la lettera “dha” … kśānti

VOCABULAIRE DU RITUEL VÉDIQUE
par Louis Renou,
Membre de l’Institut, Professeur à la faculté de Lettres de Paris
Librairie C. Klincksieck, 1954


Avant Propos pour la collection

Au point où nous en sommes des études indiennes, il serait éminemment souhaitable que nous puissions disposer de répertoires décrivant le vocabulaire propre à telle ou telle des grandes disciplines qui composent l’indianisme classique.

Tant pour consolider les recherches passées que pour faciliter celles à venir, ces instruments de travail seraient d’un grand secours.

Les dictionnaires de l’usage ne pouvent donner ici le détail nécessaire. On sait que le vocabulaire sanskrit se répartit rigoureusement selon les “techniques”, que la langage de la grammaire, de la logique, des sciences, des philosophies, des arts, etc. forme, sinon autant de cloisons étanches, du moins autant de systèmes largement indépendants les uns des autres.

Il est important de les étudier tels qu’ils se présentent, avant d’amorcer une étude comparative. Il est nécessaire de grouper des données qui, de plus en plus, apparaissent indispensables à la pleine intelligence de la culture indienne.

En effet, les savoirs techniques, certains d’entre eux du moins, sont à la base de cette culture; la grammaire, la logique, certaines conceptions du monde et de l’homme, font partie des connaissances de fonds du lettré indien, de quelque secte qu’il soit. D’autre part, l’érudition des auteurs sanskrits leur fait fair allusion souvent à des techniques que le lecteur est censé ne point ignorer. Enfin, ces savoirs sont au premier rang des éléments culturels, qui ont répandu la civilisation indiane jusqu’au Pacifique. C’est donc une tâche urgente de l’indianisme da travailler à les faire connaître.

La présente collection (si elle doit, comme nous l’espérons, se poursuivre) a pour objet da définir la vocabulaire propre aux principales de ces techniques indiennes, dont l’instrument linguistique privilégié a été le sanskrit.

Elle est inaugurée par un Vocabulaire du rituel védique conçu sur un plan analogue à celui de la Terminologie grammaticale, du même auteur, parue en 1942 et dont une réimpression est prévue.

On pourra élaborer ultérieurement un Vocabulaire juridique (dharmaśāstra), ainsi qu’un Vocabulaire de la Poétique dont certains éléments se trouvent sous forme de fiches rédigées par la regrettée Nadine Stchoupak.

Si les circonstances le permettent, des Terminologies de plusieurs sciences et darśana’s seront envisagées.

Louis Renou et Jean Filloziat

Avant Propos pour le présent volume

Le présent ouvrage vise à décrire - sommairement — les termes techniques du Rituel Védique, dont les dictionnaires courants ne suffisent pas, loin de là, à faire comprendre l’emploi exact. On sait l’importance de cet aspect du vocabulaire indien, non seulement, la chose va sans dire, pour l’interpétation de la religion et de la littérature du Véda, mais encore pour la sémantique du sanskrit en général.

L’ouvrage est fondé sur le dépouillement des textes dits śrauta-sūtra (y compris les sections apparentées du śulva et du pitṛmedha), les sūtra domestiques étant an dehors de notre plan. Ce sont les śrauta qui nous livrent de la manière la plus précise, la plus “objective”, la terminologie rituelle, alors que les brāhmaṇa et les saṃhitā la déforment ou la voilent souvent par l’intrusion da valeurs mythiques et de symboles de toute provenance.

Nous n’avons nullement cherché à multiplier les référénces, à citer tous les dérivés, etc.; ce sera l’oeuvre du futur Thesaurus. Nous nous sommes limité aux passages caractéristiques, en faisant une place de choix à Āp(astamba), qui, lucide et précis, a l’avantage en outre d’être accessible dans la magistrale traduction da Caland. Sans prétendre avoir été complet, nous espérons n’avoir rien laissé échapper de quelque intérêt. A vrai dire, il est malaisé de déterminer dans quelle mesure un terme est proprement rituel, ou bien n’est qu’un mot du langage courant affecté temporairement à un usage technique. Peut-être avons-nous à cet égard trop donné, mais il y avait moins d’inconvénient, on en conviendra, à dépasser la mesure qu’à rester en deçà. En revanche, nous avons sans regret sacrifié la masse de termes isolés désignant des rites spéciaux (des ekāha en général), des noms de sāman et autres du même genre, dont l’énumération fastidieuse n’aurait rien enseigné au lecteur.

Les abréviations sont celles qui sont communément employées par les védisants. On a ajouté çà et là des référénces ou des explications empruntées aux sūtra de la mīmāṃsā (éventuellement à Śabarasvāmin). Les noms des principales cérémonies sont cités en abrégé, ainsi aśva = aśvamedha, Soma = cérémonies sômiques, du type agniṣṭoma. Les mention. “Eggeling”, “Hill(ebrandt)-(Vedische) My(thologie2)” “N(eu= und) V(ollmonds)0(pfer)”, “Todteng(ebräuche, ou plutôt Altindische Todten = und Bestattungsgebräuche)”, “C(aland-)H (enry. L’Agniṣṭoma)”, etc., sont, nous semble-t-il, identifiables du premier coup. Nous devons plus d’une traduction de termes rituels à l’excellent ouvrage de M. A. Minard. Trois Enigmes sur les Cent Chemins (I, 1949), et naturellement nous avons mis à profit constamment les versions de textes śrauta, au premier rang desquelles celles de W. Caland et de M. P. -E. Dumont.

Louis Renou